L’eau et l’économie circulaire

En ce moment, on parle beaucoup d’économie circulaire. Zéro déchet, recyclage…

L’économie circulaire, c’est ce modèle économique qui consiste à produire en intégrant, dès la conception, la possibilité de réemploi. Elle s’oppose à un modèle plus linéaire, qui se contente d’aligner les étapes classiques de production, distribution, consommation puis destruction.

Les 3 R et l’économie circulaire

Les 3 R désignent les 3 étages de la hiérarchie de gestion des déchets :

  • Reduce (réduire) : le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit
  • Reuse (réutiliser) : si on est forcé de produire quelque chose, autant qu’elle soit réutilisable un grand nombre de fois
  • Recycle (recycler) : si toutefois on doit produire quelque chose et que cette chose qui arrive en fin de vie, elle doit idéalement être recyclable, c’est à dire que ses composants doivent pouvoir resservir à produire la même chose ou autre chose.

On parle d’éco conception lorsque la production intègre ces problématiques des 3 R.

L’économie circulaire appliquée à l’eau

Tout ceci est bien gentil, mais sur un site qui parle d’eau, quel est le rapport ?

On parle de recyclage des eaux usées domestiques, bien sûr, mais aussi, toujours dans la logique des 3 R, des eaux industrielles et agricoles (agriculture et élevage), qui sont, en volume, bien supérieures à l’eau utilisée pour se brosser les dents !

Le CI EAU, centre d’information sur l’eau, source de référence

Pour davantage d’informations, je vous propose de vous référer à cette page sur l’économie circulaire et les cycles d’usage de l’eau, sur le site du CI EAU.

Comment les 3 R sont-ils formalisés dans le monde de l’eau ? L’ADEME a créé ce petit schéma pour nous l’expliquer.

Eau et économie circulaire. Source des données : ADEME ; graphique repris sur le site de CI EAU avec leur aimable autorisation.

Nous sommes tous concernés. Voyons comment, étape par étape :

Les fournisseurs d’eau

Sont concernés : l’approvisionnement (durable, ne pas trop assécher les nappes phréatiques), l’écoconception, l’écologie territoriale et industrielle, et l’économie de la fonctionnalité.

Les consommateurs

Qu’ils soient particuliers ou professionnels (collectivités locales, industriels, commerces, agricoles…), ils doivent s’intéresser à l’approvisionnement, l’utilisation responsable, ainsi qu’à l’allongement de la durée de vie (pour l’eau : réutiliser une eau domestique pour nettoyer le sol de la terrasse par exemple). On touche aussi aux externalités négatives, comme l’eutrophisation, ou simplement aux bonnes pratiques comme ne pas jeter des lingettes dans les toilettes, car cela nuit gravement au traitement de l’eau.

Les stations d’épuration

Elles doivent bien évidemment suivre les meilleures pratiques en matière de recyclage des différents types d’eaux usées et de réutilisation des eaux traitées en intégrant pas uniquement l’eau mais aussi la consommation d’énergie en général. Elle doit aussi intégrer la gestion des risques biologiques de l’eau.

Le rôle des politiques publiques dans la gestion écologique de l’eau

Les principaux leviers d’action pour inciter à une gestion durable de l’eau sont, du côté du politique, la réglementation, la subvention ainsi que la tarification incitative.

Face au stress mondial hydrique qui ne peut qu’aller croissant (artificialisation des sols, réchauffement climatique, pression sur les nappes phréatiques), le sujet de l’eau va forcément prendre de plus en plus d’ampleur dans les débats économiques, politiques et économiques.

L’ensemble des producteurs, acheteurs et recycleurs doit chercher les solutions à mettre en oeuvre de façon concertée pour réussir ce défi d’avenir… au risque de le payer très cher plus tard ! C’est aussi un levier de développement durable et un vivier important d’emplois dans une large gamme de qualifications.

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